Les LLMs sont des managers toxiques comme les autres.
Oh, comme il est tentant d'impliquer une IA dans mes tâches managériales: entre les kilomètres de pages de 1:1 hebdomadaires, les compte-rendus d'entretiens de carrière trimestriels, les verbeux descriptifs de postes et des attendus pour chaque échelon détaillés en axes de compétences et de savoir-être, chacun rédigés en anglais bien corporate par ma boîte.
Alors qu'il me suffirait de cliquer sur cette mignonne petite astérisque animée et de la laisser me guider dans l'évaluation des membres de mon équipe...
Pas si vite ! Peut-être devrais-je commencer par tester cette approche d'abord, histoire de vérifier que la machine ne fait pas trop de bêtises.
Je commencerai par vous expliquer comment j'ai simulé des profils de collaborateurs fictifs, puis ai demandé à 7 LLMs de tous horizons de faire mon job de manager, avant de découvrir comment ceux-ci se sont engouffrés dans des biais éléphantesques.
Aucun des 7 modèles testés — américains, français, chinois — ne passe le test.
Laissez moi donc vous présenter le protocole, les chiffres, et ce que ça implique concrètement si vous envisagez d'utiliser un LLM dans vos processus RH ou managériaux.
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